Depuis quelques jours, j’avais l’idée de faire un billet de blogue pour parler de Zoé qui paraîtra bientôt aux éditions Pandorica, et puis, comme il s’agit d’une nouvelle maison d’édition, je me suis dit que ce serait plus chouette de faire intervenir directement Yoann, mon éditeur, pour qu’il vous parle d’abord de sa maison, puis de Zoé.

Tout d’abord, bonjour Yoann, pour commencer, dis-nous un peu qui tu es et ce qui t’amène dans le fabuleux monde de l’édition.

Bonjour.

En fait cela fait un bout de temps que je bosse dans des maisons d’édition. Et donc à un moment, je me suis lancé. C’est un peu comme de passer de l’autre côté du miroir.

Tu as quand même travaillé avec de bonnes maisons d’édition. À mon avis, c’est ce qui t’offre une certaine légitimité. Ce qui n’est pas anodin puisque c’est la raison pour laquelle j’ai décidé d’embarquer dans ton aventure (Dieu sait comme je suis pointilleuse sur le sujet).

J’ai été formé chez Bréal (Bon ok je bossais surtout sur du parascolaire et du scolaire durant 3 ans et demi), puis je suis allé chez Bragelonne où je suis resté 7 ans (avec des dragons, des aventuriers, et encore des dragons…). C’est magique de pouvoir être dans de petites structures car tu vois vraiment tout se faire de l’intérieur et tu apprends énormément au contact de personnes comme Stéphane Marsan, Alain Névant, Barbara Liano…

Pourquoi as-tu choisi le nom « Pandorica » pour ta maison?

Plusieurs raisons en fait. Déjà il est difficile de trouver un nom de maison d’édition, et plus particulièrement un nom de domaine qui ne soit pas déjà utilisé. Je suis fan de Doctor Who et j’avais trouvé le nom de Pandorica sympa. Et enfin je trouvais que le terme avait des consonances intéressante « Pandore » et « Erotica ».

Ouh! Je ne l’avais pas vu, celle-là! Pourtant, niveau esprit tordu, je suis assez douée généralement.

Cela m’a fait me pencher sur le mythe de Pandore que je ne connaissais pas vraiment. Début de la leçon de mythologie :-D. On dit souvent que c’est l’espoir qui est restée dans la jarre une fois que Pandore l’a ouverte, alors que tous les maux se sont répandus sur la terre. En fait ce n’est pas l’espoir qui est resté, mais la connaissance de sa mort et des épreuves à venir. Ce qui donne, par raccourcis, que l’espoir reste aux hommes.

Qu’est-ce que tu publies, exactement? Tu peux nous expliquer tes codes de couleurs, au passage.

En fait le champ de publication est assez éclectique. Du moment que c’est sympa et bien écrit, on ne s’interdit rien (bon si cela reste dans le champ de la romance). Que cela soit de la romance assez classique comme Hot Couture, du MM avec le Prince Maudit ou un récit clairement plus érotique comme Zoé.

Pour les codes couleur on a essayé de faire simple. À voir si le pari est réussi.

  • Rose pour la romance contemporaine
  • Rouge cramoisi pour la romance historique
  • Violet pour le paranormal
  • Gris pour la dark romance

Je pense que l’on fait le tour de tous les types de romance avec ce découpage. Je ne suis pas un adepte de la multiplication des collections. Essayons de faire simple et didactiques.

Pourquoi as-tu voulu Zoé? Note que je choisis délibérément le terme « voulu », parce que ce n’est pas un texte que je t’ai soumis. Je t’ai même fait plutôt languir avant de te dire oui, parce que suis assez chiante pointilleuse dans le choix de mes maisons d’édition.

Je pense que c’est important d’être chiante. Car si l’éditeur passe derrière toi et te donne son avis, c’est quand même toi qui fait le gros du boulot. Et de plus c’est ton jouet (qui vibre beaucoup dans la cas de Zoé…)

Oui, ça vibre et ça décoiffe. C’est d’ailleurs un texte plutôt à part, qui touche à certains tabous et qui ne cadre pas dans la romance traditionnelle, c’est pourquoi j’aimerais que tu me parles de ce que tu as vu dans cette histoire.

Ce que je trouve très intéressant dans Zoé c’est que c’est un texte qui n’est pas du tout en demi-mesure. Tu m’as dit que c’est un texte que l’on aime ou que l’on n’aime pas. Et c’est tout à fait vrai. J’aime beaucoup la liberté du personnage. Elle peut faire des conneries mais elle fonce quand même. Zoé c’est un peu comme aller vider tous les gâteaux qu’il y a dans les placards. Et franchement de temps en temps cela fait du bien.

C’est une complexité bien différente des histoires de jeunes filles amoureuses de beau milliardaires ténébreux. Et c’est cela qui m’intéresse dans ce texte.

Même si elle vient tout juste de faire son entrée dans le monde de l’édition, peux-tu nous parler de tes projets futurs concernant Pandorica?

Du cul du cul du cul, si j’arrive à convaincre Sara de me fournir un autre titre… 😃

Fais tes preuves, mon joli! On verra en 2018.

Mais pas un gentillet… Un qui fasse réagir

Je sais! On verra bien ce qu’il me restera en stock à ce moment-là. Toi, tu as des croûtes à manger encore!

Sinon, pour parler franchement, pleins de textes très différents sont prévu pour cette année. Mais on restera toujours dans le champ de la romance.

Et toi Sara, qu’est-ce qui te pousse à écrire encore et toujours ?

En voilà une question compliquée! Surtout que je n’écris plus autant qu’avant! En fait, c’est tout simple : les personnages toquent à ma tête et n’arrêtent pas de me raconter leurs histoires alors… je suis coincée. Quand ils m’énervent, il faut que ça sorte. Cela dit, il y a des moments où je n’écris pas du tout. D’ailleurs, ça roule au ralenti depuis quelques mois, mais j’espère que c’est juste un passage à vide. Sinon, je prendrai ma retraite!

Et pourquoi passer par des éditeurs alors que tu peux poser le tout sur Wattpad ou Atramenta

Sur Atramenta et Wattpad, je n’y poste que des brouillons. C’est plus un motivateur d’écriture (quoique… pas toujours, parfois ça tue l’idée dans l’œuf dès le départ). Et ce qui me plaît avec les éditeurs, c’est de revoir le texte, le peaufiner, le rendre meilleur. Cela dit, je ne mentirai pas : si je pouvais diminuer le boulot pour me consacrer davantage à l’écriture, ce ne serait pas de refus, mais j’en doute de plus en plus. C’est probablement la raison pour laquelle j’écris moins, et que je compte revenir à l’autoédition d’ici la fin de l’année. Parce que les sorties en rafale, ça commence à me gaver.

Sinon, merci, Yoann, de t’être prêté au jeu.

Merci pour ce petit jeu

Pour ceux qui veulent suivre l’aventure Pandorica, je vous invite à suivre leur page facebook ou Twitter. Quant à Zoé, le premier épisode est en précommande via amazon à 0.99 centimes d’euro pour un temps limité. Elle arrive le 5 avril et chaque épisode (4 au total) sera mis en ligne à 1 semaine d’intervalle, histoire de ne pas vous faire trop languir. Mais attention: c’est chaud bouillant! Et il faut aimer les filles qui n’ont pas froid aux yeux (et aux fesses).

 

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