Pourquoi j’ai écrit une dark erotica?

Pourquoi j’ai écrit une dark erotica?

Il y a quelques mois, j’ai discrètement suivi les débats sur la dark romance / dark erotica. Très peu pour argumenter, je le confesse, car je trouve toujours les débats vains (chacun peut bien penser ce qu’il veut, après tout). Je suivais surtout parce que je voulais essayer d’en saisir un bout de définition (qui semble soudain s’élargir à des tas de thèmes dont je ne vois pas le sens), mais aussi pour comprendre ceux que ça choquent profondément. Et voilà que le débat est revenu. Il fallait s’y attendre.

J’ai beaucoup vu de gens perturbés par la romance qui peut se générer à-travers ces histoires. Je suis même sensible à leurs arguments, quand ils sont soutenus, évidemment (ce qui est plus rare). Les raisons qui sont souvent évoqués vont de l’improbabilité au féminisme. Passons sur l’improbabilité de la romance (fifty… ça vous paraît probable, vous?) Quand une idée germe dans mon esprit, ça commence toujours par: nah, c’est impossible (oui improbable), sauf si… et parfois, dans ma tête, les scènes se mettent en place. C’est d’ailleurs là tout le plaisir que j’ai: créer du possible à partir de l’impossible. Après, qu’on adhère ou non à mon histoire, c’est un autre dossier. Et à dire vrai, une fois que mon roman est écrit, ce n’est plus de mon ressort.

Dans tous ces commentaires recueillis ici et là, j’ai retenu quelqu’un qui disait qu’on façonnait de façon malsaine les fantasmes des jeunes filles. J’avoue que j’ai tiqué. Je ne suis pas une nounou. Je suis auteure. J’invente des histoires. De l’érotique, en plus! Si mes romans font en sorte que les jeunes filles s’imaginent que c’est la normalité, je ne suis pas certaine que ce soit de ma faute. Si ça leur paraît romantique d’avoir un type violent, possessif, etc., c’est qu’il y a un manque flagrant d’éducation. Moi, je fais du divertissement, désolée. À ce stade, on devrait aussi bannir les histoires avec les motards… À mon avis, il y a plus de chance que les jeunes filles croisent ce genre de types plutôt qu’un psychopathe ou un Christian Grey en puissance (encore moins avec son compte en banque). À un certain moment, il faut cesser de prendre les gens pour des cons. Ou les femmes pour des connes, parce qu’en réalité, je doute sérieusement qu’on ferait le même procès d’intention pour des romans s’adressant à des hommes (mais je veux bien qu’on me prouve l’inverse!)

Bref, j’ai écrit une dark erotica. Je pourrais la ranger dans un tiroir (elle y est depuis déjà deux ans), mais il se trouve que je l’aime bien, alors je l’ai lu, fait lire, relu, faite corriger, etc. En janvier, j’ai décidé de la ressortir et de l’autopublier.

Pourquoi l’ai-je écrite? Parce que j’y ai vu un défi irrésistible: celui de me jouer du lecteur à partir de simples mots. De le faire détester un personnage, de le faire assister à des scènes terribles tout en y trouvant un plaisir malsain, voire coupable, et surtout: de lui faire ressentir quelque chose. J’aime d’autant plus le sentir glisser vers le doute… et peut-être même à ressentir de la sympathie pour un personnage qu’on a détesté dès le premier chapitre. C’est tout le plaisir d’écrire, après tout: s’amuser avec la tête du lecteur. Et du côté de l’auteure que je suis, je vois un potentiel incroyable à écrire un texte de cet ordre, parce qu’il faut déjouer sa propre morale et ficeler l’histoire pour que l’effet fonctionne.

Après, est-ce bien vilain de se prêter au jeu pendant quelques heures de lecture? Ça, ce n’est pas à moi de le dire, mais à vous!

Pour ceux qui l’attendaient: Pour un éclat de lumière paraîtra cet été – en juillet, probablement.

Maintenant c’est…

Maintenant c’est…

Mon cerveau a ceci de particulier: dès qu’il a un moment de liberté (ce qui signifie que le travail se fait moins imposant), il s’excite. Il se met à s’emballer pour un rien. Il s’invente des listes de choses à faire (alors que ne rien faire, c’est bien aussi), alors quand je fais mine de l’ignorer, il persiste. Et comme je suis butée, il revient à la charge… la nuit!

Résultat: deux nuits à entendre la voix d’un personnage que vous connaissez bien, mais que vous détestez autant que vous aimez. Ce qu’il veut? À votre avis? Désolée, John, je ne veux pas raconter la suite de cette histoire! Laisse-moi dormir, tu veux? J’ai besoin de repos, moi!

Rassurez-vous. Pour le principe, j’ai quand même mis quelques notes dans un fichier, juste au cas. Mais sinon… pas maintenant!

Parce que maintenant: c’est pratiquement la fin de SOS Fantasmes (20 chapitres avant de boucler cette histoire… qui devrait faire 3 tomes vu la taille!) Sur wattpad, il y a 90 chapitres, mais j’en suis réellement à 110. Oui, ça avance!

Maintenant, c’est aussi la énième relecture de ma dark érotica après le passage de ma correctrice (qui coupe bien et qui me donne quelques fils à retordre). Avec un peu de chance, je devrais pouvoir le sortir cet été (juin ou juillet, mais ça reste encore à voir).

Et vous, votre cerveau? Il vous laisse prendre des vacances ou pas? Je peux louer le mien quelques semaines au besoin… 😉

 

Les projets en cours…

Les projets en cours…

Voici la semaine la plus occupée de l’année (dans ma vie), mais je viens quand même faire un petit coucou, car il est temps que je vienne vous parler de mes projets en cours.

Vous le savez, tout s’est joué avant avril chez moi: Contrat avec un salaud (version papier), Seulement toi (la version brochée est enfin arrivée en Europe à 10 euros) et Zoé (en 4 parties au format numérique) sont là. Pour le reste de 2017, je suis zen (ou presque), mais je travaille quand même sur le planning de 2018 pour lequel je vous reviendrai sous peu, mais autant l’annoncer tout de suite: il sera zen.

Cela étant dit, deux projets m’accaparent ces derniers temps: je vais bientôt terminer l’écriture de SOS Fantasmes (je me donne encore un peu de temps quand même) et j’ai démarré les préparatifs pour l’autopublication de ma dark erotica. Le texte est parti en correction, la couverture est (à peu près) prête, et donc: ça s’en vient. Je ne vous mentirai pas, je suis très excitée à l’idée de revenir en autopublication. Quant à la dark, je reviendrai vous en parler. J’espère que certains auront envie de la découvrir.

Pour le principe, petit extrait, mais vu la nature du texte, je ne peux jamais en mettre de trop gros. Cela dit, les quatre premiers chapitres non corrigés sont sur wattpad.

Nous n’aurons jamais de premier rendez-vous, Mia. Jamais je ne pourrai te faire la cour, t’emmener dans un restaurant, te séduire ou espérer que tu tombes amoureuse de moi… Tout ce que nous avons, toi et moi, ce sont ces quelques jours que j’ai décidé de te voler.

D’ici là, passez un joli mois de mai! Pour ma part, je me rattache à une toute petite chose qui arrive bientôt et que j’attends avec impatience: les vacances!

Le temps qui passe…

Le temps qui passe…

Chaque année, le printemps s’installe sans crier gare et celle-ci ne fait pas exception à la règle. Le boulot prend beaucoup de temps, la fatigue s’accumule, alors entre la morosité des nouvelles et le froid qui règne, on est souvent surpris quand le soleil pointe le bout de son nez. Oh! N’allons pas trop vite en besogne: le printemps est loin d’être là (surtout au Québec où la prochaine tempête de neige peut bien tomber en avril), mais quand même, c’est la saison où on sort un peu de sa torpeur et on se dit qu’il serait temps de se remettre au travail.

Techniquement, côté publication, tout est terminé pour l’année. Contrat avec un salaud est sorti, Seulement toi aussi (qui arrivera bientôt en France au prix incroyable de 10 euros pour la version brochée). On n’est qu’en mars et tout est déjà fini. Ou presque… il reste ma nouvelle, Le charme de l’interdit, à naître chez HQN à l’occasion du salon Livre Paris, mais elle est déjà hors de mon contrôle. Idem pour les 4 épisodes de Zoé qui arrivent en avril / mai. Tout est dans les mains de mes éditeurs. Je suis donc en vacances… ou presque.

Mon année 2017 en bref….

En vérité, pour la première fois depuis trois ans, il n’y a plus rien devant moi. J’ai coupé les obligations éditoriales pour pouvoir souffler un peu, pour renouer avec ce que j’aime vraiment: l’écriture. Et plus de façon prioritaire, donc… au ralenti. C’était ma résolution de 2017 et, jusqu’ici, je m’y tiens.

Quand même, je vous rassure, il y a des projets dans l’air. Beaucoup. Si le temps manque, l’inspiration ne m’abandonne pas pour autant. J’ai renvoyé des manuscrits, j’en ai gardé pour moi, j’ai revu et continué SOS Fantasmes (dont une trentaine de chapitres sont disponibles sur wattpad). En ce moment, je suis dans la relecture / réécriture de ma dark erotica que j’aimerais publier en autoédition plus tard dans l’année. Et vous savez quoi? Elle sera bien jolie!

Ne vous tuez pas les yeux à lire cette image, les quatre premiers chapitres sont actuellement en lecture libre sur wattpad.

Voilà donc pour les nouvelles. Oh, et il y a des débuts à lire dans la nouvelle rubrique Dans mes tiroirs, avec la progression de mes projets en cours. Malheureusement, peu de temps oblige, ça ne bouge pas vite!

Mardi citation – semaine 24

Mardi citation – semaine 24

C’est le début des vacances (pour moi), et comme il fait frisquet, je tente de générer un peu de chaleur avec un extrait de ma dark érotica! J’espère que ça fonctionnera chez vous 😉

— Caresse-toi.

Je sors de ma contemplation ridicule et j’ai un petit sursaut.

— Pardon ? demandé-je sans oser le regarder.

— Pose ta main entre tes cuisses et masturbe-toi. Au besoin, lèche tes doigts pour que ce soit plus doux.

Parce qu’il est sérieux ? Merde ! C’est long avant que je réagisse. J’aimerais qu’il change d’avis et m’empêche de poursuivre. Quand il m’a demandé de participer, je songeais à tout sauf à ça !

— Alors ? s’impatiente-t-il.

Dans un soupir, je glisse deux doigts contre ma langue avant de venir les poser sur mon sexe. Je ferme les yeux, honteuse de me caresser alors qu’un type me regarde. Je ne peux pas croire que c’est moi qui fais cela. Je bouge doucement, frotte mon clitoris qui s’éveille et se tend à mes passages répétés.

— Ne me dis pas que tu ne l’as jamais fait, lâche-t-il avec une pointe d’énervement.

— Bien… si, parfois.

Pourquoi ça me gêne de le lui dire ? C’est tout bête, surtout après ce qu’il m’a fait !

— Tu sembles bien maladroite, pourtant…

C’est vrai que je n’y mets pas beaucoup d’entrain, et je me sens forcée d’accélérer quand il se penche vers moi. D’une main, il tire sur ma jambe pour que je me positionne au centre du lit. J’ouvre les yeux, le cherche du regard pendant qu’il se glisse entre mes cuisses. J’ai l’espoir fou qu’il prenne le contrôle des opérations, mais il se contente d’évaluer mes gestes, les yeux rivés sur mon sexe.

— Tu manques de lubrifiant, on dirait.

Alors que je frotte toujours mon clitoris, il se penche vers mon sexe et je sens son souffle chaud sur mes doigts. Sa langue vient humidifier mes caresses. Je ferme les yeux et ravale un gémissement. Qu’est-ce qu’il fiche ?

— Vas-y, Mia, fais-toi jouir, m’encourage-t-il.

Même si je me suis déjà touchée de la sorte, seule, dans ma chambre, ici, on dirait que mon corps refuse de céder. J’accélère et je sens mon poignet qui fatigue. Je gronde. Pourquoi mon propre sexe ne m’obéit-il pas alors qu’il fait les quatre volontés de ce parfait inconnu ?

— Aurais-tu besoin d’aide ? se moque-t-il.

— Je n’y arrive pas, avoué-je. On dirait que… je suis bloquée…

Au lieu de me répondre, il ramène ses lèvres entre mes cuisses, écrase mes doigts sur ma peau et se met à me frotter de sa langue. Seigneur ! C’est dégoûtant, mais tellement délicieux ! Ses doigts se joignent aux miens, puis s’enfoncent en moi pendant qu’il se met à embrasser l’intérieur de ma cuisse.

— Continue, chuchote-t-il.

Cette fois, tout est trempé, et j’ai la sensation que mes mouvements sont bien plus faciles. Quand il revient lécher mon bouton de chair au travers mes secousses, je me mets à gémir. Seigneur ! Je jouis ! Je me cambre et soulève mon bassin vers lui. Mon corps me dicte ce qu’il veut et je suis là, à subir sa volonté.

— Fais-toi jouir, répète-t-il, si près que son souffle effleure mon sexe. Je veux que tu sois prête pour ma queue.

Ses doigts poussent vers mon ventre pendant que les miens se déchaînent sur mon clitoris. Je me tortille, puis lâche un cri libérateur avant de refermer les jambes pour retenir l’orgasme qui vient de s’abattre sur moi. Je pivote sur le lit pour reprendre mon souffle, écrasant la main de l’homme qui n’a jamais libéré mon sexe.

Sara Agnès L.

Pour un éclat de lumière

mardi citation – semaine 4

mardi citation – semaine 4

 

Après une interminable réflexion, j’ai finalement décidé de vous offrir un extrait de ma dark erotica qui est terminée, mais qui dort sagement dans mes tiroirs. À la base, j’avais planifié un court extrait qui était situé plus tard dans l’histoire, puis je me suis décidée à vous donner tout le premier chapitre. Vous ne pourrez pas dire que je ne vous gâte pas! Et attention, il est dur!

Et juste au cas où vous n’auriez pas tout lu…

Cet extrait contient des scènes de séquestration et de viol! Je ne peux pas être plus explicite que ça! Âmes sensibles… attendre la semaine prochaine (je trouverai un extrait tout roudoudou pour contrebalancer tout ça).

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Alors? C’est clair?

Mais puisque vous êtes zélé (comme moi), c’est par ici que ça se passe…

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