3e mardi citation avec une histoire que beaucoup attendent avec impatience: Un homme à tout faire. Vous vous souvenez de la première fessée?

Promis, bientôt, je ferai des extraits un peu plus longs…

— Cette histoire de fessée, c’est… euh… pour rire, hein ?

— J’ai l’air de rigoler ?

Je ne sais pas pourquoi, je me suis imaginé que c’était un plan sexuel, une façon de vouloir m’attirer dans un lit. Pourquoi est-ce qu’il tient tellement à me frapper ? Je ne lui ai rien fait, moi ! Quelque part, dans mon ventre, ça tremble, et mes doigts s’agrippent mécaniquement au rebord de mon t-shirt. Devant mon immobilisme, il demande, un peu rudement :

— Tu baisses ton pantalon ou je le fais ?

— Je… euh…

Mes doigts se posent mécaniquement sur ma fermeture éclair. Je l’ouvre, mais je ne peux pas m’empêcher d’espérer qu’il m’arrête. Peut-être que je suis trop lente, car il s’approche de moi et se penche. D’une main ferme, il tire sur mon jeans, si serré qu’il entraîne ma culotte avec lui. Je sursaute, à moitié nue, quand il se redresse devant moi :

— Ce n’est pas si compliqué, tu vois ? Allez, pose-toi sur la table.

Sa main dicte l’endroit et je titube jusqu’au meuble, les pantalons autour des chevilles. Je dois avoir un moment d’absence, car il surgit derrière moi et me pousse vers l’avant pour que je m’étale sur la surface plane. En dix secondes, il retire complètement mes vêtements du bas et m’oblige à rester bien droite en posant ses doigts dans le creux de mes reins.

— Plus vite on commence, plus vite on termine, explique-t-il.

Essaie-t-il d’expliquer son geste ? De toute façon, c’est à peine si j’arrive à l’entendre. Mon cœur bat à tout rompre et ma tête ne cesse de me demander ce que je fais là. Je ne suis plus sûre de le savoir, d’ailleurs. Lentement, Jeffrey caresse le haut de mon dos et descend jusqu’au bas de mes fesses. Et s’il était pressé, il n’y a pas trois minutes, voilà qu’il ajoute, en guise de préambule :

— Comme tu m’as fait attendre tout l’après-midi avant de me donner ta réponse, autant que tu saches que je n’irai pas de main morte.

L’instant d’après, il me fiche une claque cinglante sur la fesse droite. Je sursaute en lâchant un cri. D’accord, il était vraiment sérieux. Mes mains cherchent aussitôt un endroit où se retenir. À peine suis-je agrippée à la table qu’un autre coup tombe et m’arrache un nouveau cri :

— Aïe !

— Pas un mot, gronde-t-il. Sinon je m’arrête et je fous le camp de cette baraque !

Il attend, comme si je pouvais changer d’avis ! Je reste paralysée par son ordre. Mon silence semblant faire office de réponse, il recommence. Plus doucement, même s’il me fiche quelques coups bien sentis. De toute façon, vu la raideur de ses premières claques, ça chauffe déjà ! Dans ma tête, je compte ses coups en espérant rester de marbre jusqu’à la fin : cinq, six, sept… aïe ! Je serre les dents et étouffe un grognement.

— Ça, c’est parce que tu es bête d’avoir acheté cette baraque.

Un autre coup tombe, sec. Même s’il n’est pas fort, le bruit prend toute la place dans ma tête. On dirait que ça m’assourdit. Est-ce que j’aurais dû négocier le temps qu’allait durer cette fessée ? C’est que… ça commence à devenir plutôt inconfortable…

— Et ça, c’est parce que je vais devoir me taper le sale boulot.

Ses claques montent en intensité et me tirent de nouvelles plaintes que j’ai du mal à retenir. Bordel, c’est qu’il n’y va pas de main morte ! Je sens mes yeux qui picotent et je serre la table de mes doigts raides et de plus en plus douloureux. Qu’est-ce qu’il attend pour s’arrêter ? À force de frapper, il doit être bien rouge, mon cul. N’est-ce pas ce qu’il voulait, après tout ?

Une larme tombe et je renifle. Je ne sais pas s’il le remarque, car tout s’arrête. Pendant une bonne minute, il ne se passe plus rien. Enfin… à part le fait que mon cul est en feu et que je suis étalée comme une galette sur ma propre table de cuisine. Lentement, une main revient sur le bas de mon dos et se met à caresser ma croupe.

— Voilà. C’est mieux comme ça, dit-il.

Je ne sais pas de quoi il parle, et je m’en fiche. J’ai envie de pleurer et retenir mes larmes prend tout l’énergie qu’il me reste. C’est bête. Surtout qu’il ne me frappe plus et que la douleur est loin d’être aussi terrible. Peut-être que c’est le stress de cette fichue journée ? Ou parce que je viens d’être humiliée d’une façon complètement ridicule ?

Quand mon cœur cesse de résonner dans mes oreilles, je perçois la respiration trouble de Jeffrey et sa main, toujours en train de caresser mes fesses, se met à tapoter ma chair en feu. C’est doux, pas trop désagréable, mais comme mes larmes persistent à remontrer, je renifle de nouveau. Je ne sais pas pourquoi, mais ça m’embête de chialer devant lui. Est-ce que je n’ai pas l’air suffisamment idiote, dans cette position ?

Sa main cesse de me tapoter, mais reste collée à mon cul. Il le malmène doucement, se met à le secouer, puis recommence à le tapoter un peu plus fermement. Quelque chose de chaud me parcoure le bas du dos et je sens mon sexe qui s’ouvre. Qu’est-ce que… ? Ma parole, je rêve !

Les gestes de Jeffrey se précisent et mes cuisses s’écartent légèrement. Est-ce lui qui l’exige ou moi qui le fait naturellement ? Je ne sais pas. Pendant quelques coups plus rudes, sa main se glisse tout près de mon sexe et le choc que cela déclenche me fait sursauter sur la table. Brusquement, il s’arrête et recule de deux pas. Pourquoi est-ce qu’il s’éloigne ? Et pourquoi est-ce que cette distance ne me soulage pas ?

Sara Agnès L.

Un homme à tout faire

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