Cette semaine, rien de neuf, désolée, mais un extrait qui met en place un couple que j’aime beaucoup: Lexie et Carlos dans Seulement toi. Vous vous souvenez du début? Quand il fait une (toute) petite erreur?

J’avoue que je me suis bidonnée à écrire ce roman!

Je reviens bientôt, avec des nouvelles! Oui, ça ne paraît pas, comme ça, mais je bosse, derrière 😉

— Ta bouche. Tout de suite.

Encore alanguie par l’orgasme qu’il venait de lui offrir, la jeune femme sourit et elle se laissa tomber à ses genoux pour le sucer avec douceur. Il huma le parfum de la jeune femme sur sa main humide, puis se lécha les doigts en se laissant porter par les douces caresses que lui procurait cette bouche aux courbes magnifiques. Le plaisir grimpa en lui. Voilà qu’il se sentait étonnamment excité d’être ainsi, entre des lèvres aussi agréables que douées. Pour une fois, il ne chercha même pas à se retenir. Il fallait faire vite et il avait bien envie de s’abandonner à l’instant. Par principe, il émit un râle annonciateur quelques secondes avant que son sperme n’envahisse cette bouche accueillante. Il jouit en serrant les dents, une main collée au mur pour garder son équilibre, puis tout s’effaça de son esprit.

La jeune femme continua de le sucer même si son sexe commençait à perdre de sa vigueur. Il resta un moment à savourer cette petite douceur, le temps de retrouver le contrôle de son corps, puis recula d’un pas.

— C’était… exquis, dut-il admettre.

Elle se mit à rire et il crut la voir rougir pendant qu’elle se relevait et replaçait sa robe. Il jeta de nouveau un œil sur l’heure, retint un juron en constatant que le temps avait filé plus vite que prévu et referma son pantalon. Sans attendre, il sortit son portefeuille de la poche intérieure de son veston.

— La vérité, c’est que… je n’ai aucune idée du prix pour ce genre de choses, mais qu’importe, je paierai ce qu’il faut.

Il sortit une liasse de billets et la dévisagea en attendant qu’elle énonce un chiffre, mais tout ce qu’il vit fut de la consternation dans un regard de glace. Merde. Ce n’était peut-être pas une pute, en fin de compte. Confus, il ramena les billets vers lui et se racla la gorge en espérant éviter la confrontation.

— C’est que… je suis un peu pressé, tenta-t-il d’expliquer. Je voulais juste… vous offrir une sorte de dédommagement. Pour un taxi ou…

— Ta gueule, Carlos !

Qu’elle l’appelle par son prénom le troubla, puis le soulagea. Ils se connaissaient ? Tant mieux ! Avec de la chance, il s’agissait d’une vieille connaissance et ils riraient de ce quiproquo. Il plissa les yeux sur elle, mais ne replaça pas son visage. Une aussi belle fille… il se serait forcément souvenu de cette bouche ! Peut-être n’avaient-ils jamais couché ensemble ? Avait-elle compris qu’il ne la reconnaissait toujours pas ? Quoi qu’il en soit, elle fronça les sourcils et s’écria, insultée par son comportement :

— Non seulement tu ne sais pas qui je suis, mais tu oses me prendre pour une pute ?

— Mais non, c’est juste que…

Comme si un voile venait de lui être retiré des yeux, il se tut avant de reconnaître la jeune fille, ou plutôt sa voix, ou peut-être même l’étincelle au fond de ce regard bleu…

— Lexie…

— Ah, quand même !

Sara Agnès L.

Seulement toi

Commentaires

commentaires