Après une semaine de folie, je viens faire un petit coucou aux filles de BBT (elles aiment les tatouages), alors voilà Jay, mon bad-boy à moi, bien docile grâce à Kate…

* note: ma Jeune fille de bonne famille devient la Princesse de High Valley

— Ça, c’est le genre de truc qui m’allume.

— De la dégaine, redis-je, déroutée par ce qualificatif.

— Ouais. Ça veut dire : quand une femme a du caractère. Quand elle prend les devants, ce genre de choses…

Là, c’était clair, mais avant de bondir sur mes jambes, je vérifiai sa théorie :

— Donc… quand une femme prend les devants… ça t’allume ?

— Toujours, confirma-t-il en rivant son regard dans le mien.

Est-ce qu’il essayait de me prouver ses dires ou de me mettre au défi ? Je n’en étais pas certaine, mais j’eus soudain très envie d’aller me coller contre lui pour pouvoir tripoter son cul. Dans des gestes que je tentai de rendre lents, je me levai sans le quitter des yeux. Une lueur illumina son visage et il me questionna sans attendre :

— Dois-je arrêter le feu, princesse ?

Cette fois, il me donnait le plein contrôle de la situation. Voilà qui était affreusement excitant. Et même si l’odeur de son omelette me donnait une faim de loup, je marchai dans sa direction, déterminée à le séduire.

— À mon avis, ce serait plus prudent, confirmai-je.

D’une main, il éteignit le feu et reporta son attention sur ma personne. Sa respiration parut se couper quand j’arrivai à proximité. Même si je me sentais nerveuse, j’entrepris de lui détacher son tablier pour le laisser tomber à nos pieds. Doucement, je passai une main lourde sur son torse bombé. Cet homme était follement sexy !

— J’aime beaucoup ce tatouage, avouai-je en me penchant pour embrasser le dragon qui recouvrait une partie de son épaule.

En réalité, c’était sa peau que j’aimais. La force qui s’en dégageait, mais aussi sa chaleur et sa texture. Deux baisers plus tard, je léchai sa chair avec le bout de ma langue. Jay expira bruyamment et sa main chercha à se retenir au rebord du comptoir. Je relevai la tête vers lui.

— Nerveux ? demandai-je.

— Excité, dit-il avec une voix trouble. Va savoir pourquoi ! Je ne comprends même pas comment un truc pareil peut m’allumer aussi vite ! Surtout que j’ai éjaculé, il n’y a pas une heure !

Comme je ne connaissais rien à la durée qui devait primer sur le sexe d’un homme, je me contentai de vérifier l’état de son érection. Dure, de toute évidence, car son caleçon s’érigeait sous le tissu.

— Ça te déplaît que je t’excite ? questionnai-je avant de venir fouiller dans le sous-vêtement pour le branler doucement.

— Oui, souffla-t-il. Enfin… non…

Il se racla la gorge avant d’ajouter :

— Ce qui me déplaît, c’est de ne pas pouvoir faire tout ce que je veux avec toi. Il faut que je me concentre, tu comprends ?

— Chut. Tu ne vois pas que je m’occupe de tout ? dis-je en frottant plus vite son sexe entre mes doigts.

Une sorte de grognement me répondit et je profitai de son immobilisme pour revenir lécher son tatouage. La main libre de Jay glissa dans mes cheveux.

— Putain, Kate…

J’interprétai son insulte comme un geste empreint de désir et j’entrepris de dévorer son torse. Mon plan se dessinait au fur et à mesure que je générais des variations dans sa respiration et pendant que je le branlais, je cherchai un moyen pour venir palper ses fesses. Utilisant ma main libre pour y parvenir, je malaxai cette chair ferme et forçai son bassin à bouger vers l’avant, poussant sa queue plus rudement entre mes doigts. Dans un râle, il serra mes cheveux plus fort et gronda :

— Tu veux vraiment me rendre fou ?

La réponse s’inscrivit en toutes lettres dans mon esprit. Oui, je voulais le rendre fou. Le toucher, le combler, et l’entendre crier.

Sara Agnès L.

Princesse de High Valley