Devinez? Demain, c’est encore jour de sortie (mais promis, c’est la dernière fois avant un moment). Qui sort? Lukas et Victoria format papier au Québec. Pour l’occasion, il y aura sûrement un petit concours sur facebook. D’ici là… un petit extrait?

— Je crois que tout se passera bien. Je vais peut-être devoir négocier pendant quelques heures, mais au final… j’aurai ce que je veux.
Elle étouffa un rire et remonta lentement la main vers sa queue, avant de se mettre à la frotter doucement, comme s’il s’agissait de n’importe quelle autre partie de son anatomie.
— Ça t’arrive de ne pas avoir ce que tu veux ?
— Pas depuis fort longtemps, admit-il en la dévorant du regard.
Comme les caresses de la jeune femme se faisaient toujours aussi légères, il posa sa main sur la sienne et l’obligea à y mettre un peu plus de pression. Dans un rire, elle s’exécuta, mais quand elle tenta de défaire sa ceinture, il retint son geste et indiqua le chauffeur du regard.
— T’as qu’à être discret, se moqua-t-elle.
Il ne résista pas lorsqu’elle fouilla dans son pantalon, sortit son membre dressé dans la noirceur de l’habitacle et se mit à le masturber tout doucement.
— Tu es incroyable, souffla-t-il.
Elle l’embrassa, et ce geste, s’il pouvait paraître anodin aux yeux de son chauffeur, permit à la jeune femme d’entamer des gestes beaucoup plus fermes et précis. Pour étouffer ses plaintes, il dévorait sa bouche, mais elle recula la tête et il ravala son souffle pour éviter de gémir. Ni une ni deux, elle se pencha sur lui et prit son sexe entre ses lèvres. Dieu du ciel !
— Victoria, murmura-t-il, non sans difficulté pour retenir son éclat de voix.
La pression montait et il se défendit d’ouvrir les yeux, trop près du but. Il avait la ferme intention de décharger le plus rapidement possible. En elle, toujours. Quand il sentit qu’il perdait la tête, il écrasa le siège de la voiture entre ses doigts et se mordit la langue pour éviter de crier. Il se retrouva amorphe, détendu et heureux, une bouche toujours sur lui, à le lécher avec douceur. Quand il daigna rouvrir les yeux, il croisa le regard du chauffeur dans le rétroviseur, mais il fit mine de ne pas le remarquer. Qu’il se rince l’œil ! Victoria était à lui. Tout le lui prouvait. Et il aurait voulu que Stéphane voie ça. Que la planète entière assiste à cette fellation.
Lorsqu’elle se redressa, souriante et plutôt fière d’elle, il la serra dans ses bras en l’embrassant fougueusement.

Sara Agnès L.

L'Or et la nuit