Je sais, je sais: je gave, ces temps-ci, mais voilà, rassurez-vous, car je vais me calmer. Ce n’est pas de ma faute si toute mon actualité 2016 est concentrée en mai!

Prochain arrêt: janvier 2017, avec une édition papier de deux lurons qu’on aime bien: Lexie et Carlos dans Seulement toi. Je profite de l’occasion pour remercier les éditions AdA de bien vouloir rapatrier ma petite histoire à la maison. Mes lecteurs québécois ne pourront pas dire que je ne fais pas un effort là!

Pour l’occasion, et comme c’est mardi, voici un petit extrait qui donne le tournis.

adast

Le taxi la déposa au bas de l’immeuble où habitait Carlos. Elle arrangea sa tenue avant de monter les deux étages et frappa trois coups rapides à la porte. Dès qu’il apparut, le visage confiant, les cheveux mouillés et probablement nu sous son peignoir, elle sourit. Elle prit quelques secondes pour le dévorer des yeux, puis entra sans attendre qu’il l’invite en se mettant à parler à bon rythme pour essayer de se calmer.
— Salut, mon lapin. T’es déjà tout propre ? Génial ! Mais il faudrait que je prenne une douche, moi aussi. Qu’est-ce qu’il fait chaud dans ces bars…
Carlos referma la porte pendant qu’elle faisait le tour du propriétaire en quatrième vitesse. Son appartement était grand, chic et un peu sombre à cause des lumières tamisées, des meubles en bois brut et le canapé en cuir noir.
— C’est joli, dit-elle enfin. Plus grand que ce à quoi je m’attendais. Enfin… pour un truc sur l’île, quoi.
Aussi rapidement qu’elle s’était aventurée dans son appartement, Lexie revint se planter devant lui et s’attaqua à la ceinture qui retenait le peignoir de Carlos.
— Je te fais une petite gâterie et tu me laisses utiliser ta douche, tu veux bien ?
— Dis donc, quelle tornade ! dit-il avec un air pincé, étourdi de la voir bouger autant depuis son arrivée.
Elle étouffa un rire et inspira un bon coup pour tenter de chasser sa nervosité. Pourquoi était-elle anxieuse, d’ailleurs ? Ce n’était pas la première fois qu’elle allait baiser avec Carlos ! Peut-être parce qu’elle se trouvait chez lui et que, pour une fois, leur baise allait durer plus de dix minutes ? Craignait-elle de ne pas être à la hauteur ? Elle empoigna la verge de Carlos qui se raidit à son contact et lui jeta un sourire aguicheur.
— Désolée. C’est à cause du bar, de l’alcool… New York et tout le reste. L’adrénaline, quoi.
Elle le caressa doucement et il perdit son expression rigide en s’abandonnant à ses doigts.
— Je suppose que si j’avais la bouche pleine, ça rendrait cet appartement plus calme ? se moqua-t-elle.
Il hocha la tête et ne la quitta plus des yeux pendant qu’elle s’agenouillait devant lui. Elle le sentit bien docile lorsqu’elle glissa le membre bien dur entre ses lèvres. Dans un soupir, il souffla :
— J’ai pensé à cette bouche toute la journée…
Lexie sourit autour du gland gonflé, puis recula et releva les yeux vers lui.
— Vraiment ?
Une main se posa sur sa tête et tenta de la ramener vers la verge délaissée.
— Non, ne t’arrête pas.
Elle gloussa en reprenant le membre entre ses lèvres et laissa ses doigts se faufiler entre les cuisses musclées de Carlos pour lui palper les testicules. D’abord avec des doigts fermes, puis délicatement avec ses ongles. Le corps de Carlos se raidit de plaisir. La main qu’il maintenait sur sa tête chercha un appui autre part, du côté du mur. Des gémissements se firent entendre, discrets et agréables. Pressant le rythme, elle effectua de petites pressions, tant sur le gland du sexe qu’elle suçait que sur les testicules qu’elle caressait.
— Oui ! gémit-il en donnant un léger coup de bassin vers l’avant.
Lexie le griffa de plus en plus fort, ce qui le mena à l’orgasme bien plus rapidement qu’elle ne l’aurait cru, comme s’il avait réellement attendu ce moment toute la journée. Alors qu’il s’épanchait en elle, le corps tremblant et les doigts dans ses cheveux, elle retint un rire et entreprit de déposer un tas de petits baisers sur le sexe qui perdait sa rigidité. Pendant que Carlos reprenait son souffle, elle s’amusa à caresser les testicules avec sa langue, puis avec ses lèvres et le mordilla doucement avant de s’en éloigner.
— Il faudrait que tu débroussailles un peu, par là.
Après une longue inspiration, il baissa les yeux vers elle, comme s’il venait de se remémorer sa présence, puis haussa les épaules.
— Si tu veux.
Sa main le retenait toujours au mur et de le voir ainsi, aussi serein, lui plut. Elle cessa pourtant de l’admirer et bondit sur ses jambes. Ni une ni deux, elle fit valser sa robe par-dessus sa tête pendant qu’elle marchait en direction de la salle de bain.
— Prends le temps de souffler, mon lapin, je vais prendre une douche. Après quoi, tu verras ce que c’est qu’une tornade.

Sara Agnès L.

Seulement toi