Allez, on reprend un rythme plus estival. Je retourne dans ma grotte et je laisse quelques extraits de textes qu’il faudrait bien que je boucle. La preuve: celui-ci, il attend depuis pas mal de temps…

Ah! Un jour…

— Est-ce que je veux que tu sois une garce ? Oui, Chloé, je veux que tu sois une garce.

Le mot me déplaît. Encore. Et il le répète, comme s’il le faisait exprès pour me provoquer.

— Si tu veux que je te baise, tu devras accepter d’être une garce. Ma garce, précise-t-il avec une voix rauque. Et tu sais quoi ? Les garces, ça jouit beaucoup et ça jouit fort. Ça jouit de plein de façons que tu n’imagines même pas…

Bonté divine ! Ses mots m’excitent ! Je ferme les yeux pour retenir cette vague de chaud que ses paroles provoquent en moi, et ses doigts retournent jauger la fuite perpétuelle qui m’habite.

— Sens comme ton corps veut que tu sois une garce, Chloé. Il veut que tu te lâches. Que tu jouisses librement. Tu l’as retenu beaucoup trop longtemps…

Mes joues s’empourprent. Pourquoi ? Parce que le bruit de mon sexe est terrible ou parce que j’ai l’impression que mon corps confirme ses paroles ? Pourtant, ma bouche s’ouvre d’elle-même pour laisser un râle résonner dans la pièce. Ça alors ! Mais comment il arrive à me faire tout ça ? On dirait que je n’ai pas envie de retenir ce qui se passe. Je veux qu’il continue, qu’il m’oblige à jouir.

Quand ses doigts s’enfoncent tout au fond de moi, un cri s’échappe de mes lèvres et Jeffrey rugit, en s’activant plus fort :

— Oui, vas-y. Laisse la garce qu’il y a en toi jouir librement !

— Oh, Jeff !

Son pouce écrase mon clitoris et je sursaute en me cambrant de nouveau. Mon bassin se met à tanguer de lui-même. Pourquoi ai-je la sensation de vouloir tout ce qu’il veut quand il me touche ainsi ? Lentement, je frotte mes seins contre son torse. C’est sensible. Ça me fait frissonner. Je voudrais me glisser sur son sexe ou sentir à nouveau sa bouche entre mes cuisses. Encore une hausse d’excitation. Mon bras s’accroche à sa nuque pour me déhancher davantage, mais il n’y a pas que mon sexe qui s’ouvre, mes lèvres ne cessent plus de libérer de petits cris délicieux. Le dernier écrase les autres, fuse dans l’air, pendant que tout mon corps se contracte. L’orgasme est violent. Je cogne ma tête contre celle de Jeffrey et c’est contre son oreille que je jouis. Fort. Et bruyamment.

Comme une garce.

Sara Agnès L.

Un homme à tout faire

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