C’est le début des vacances (pour moi), et comme il fait frisquet, je tente de générer un peu de chaleur avec un extrait de ma dark érotica! J’espère que ça fonctionnera chez vous 😉

— Caresse-toi.

Je sors de ma contemplation ridicule et j’ai un petit sursaut.

— Pardon ? demandé-je sans oser le regarder.

— Pose ta main entre tes cuisses et masturbe-toi. Au besoin, lèche tes doigts pour que ce soit plus doux.

Parce qu’il est sérieux ? Merde ! C’est long avant que je réagisse. J’aimerais qu’il change d’avis et m’empêche de poursuivre. Quand il m’a demandé de participer, je songeais à tout sauf à ça !

— Alors ? s’impatiente-t-il.

Dans un soupir, je glisse deux doigts contre ma langue avant de venir les poser sur mon sexe. Je ferme les yeux, honteuse de me caresser alors qu’un type me regarde. Je ne peux pas croire que c’est moi qui fais cela. Je bouge doucement, frotte mon clitoris qui s’éveille et se tend à mes passages répétés.

— Ne me dis pas que tu ne l’as jamais fait, lâche-t-il avec une pointe d’énervement.

— Bien… si, parfois.

Pourquoi ça me gêne de le lui dire ? C’est tout bête, surtout après ce qu’il m’a fait !

— Tu sembles bien maladroite, pourtant…

C’est vrai que je n’y mets pas beaucoup d’entrain, et je me sens forcée d’accélérer quand il se penche vers moi. D’une main, il tire sur ma jambe pour que je me positionne au centre du lit. J’ouvre les yeux, le cherche du regard pendant qu’il se glisse entre mes cuisses. J’ai l’espoir fou qu’il prenne le contrôle des opérations, mais il se contente d’évaluer mes gestes, les yeux rivés sur mon sexe.

— Tu manques de lubrifiant, on dirait.

Alors que je frotte toujours mon clitoris, il se penche vers mon sexe et je sens son souffle chaud sur mes doigts. Sa langue vient humidifier mes caresses. Je ferme les yeux et ravale un gémissement. Qu’est-ce qu’il fiche ?

— Vas-y, Mia, fais-toi jouir, m’encourage-t-il.

Même si je me suis déjà touchée de la sorte, seule, dans ma chambre, ici, on dirait que mon corps refuse de céder. J’accélère et je sens mon poignet qui fatigue. Je gronde. Pourquoi mon propre sexe ne m’obéit-il pas alors qu’il fait les quatre volontés de ce parfait inconnu ?

— Aurais-tu besoin d’aide ? se moque-t-il.

— Je n’y arrive pas, avoué-je. On dirait que… je suis bloquée…

Au lieu de me répondre, il ramène ses lèvres entre mes cuisses, écrase mes doigts sur ma peau et se met à me frotter de sa langue. Seigneur ! C’est dégoûtant, mais tellement délicieux ! Ses doigts se joignent aux miens, puis s’enfoncent en moi pendant qu’il se met à embrasser l’intérieur de ma cuisse.

— Continue, chuchote-t-il.

Cette fois, tout est trempé, et j’ai la sensation que mes mouvements sont bien plus faciles. Quand il revient lécher mon bouton de chair au travers mes secousses, je me mets à gémir. Seigneur ! Je jouis ! Je me cambre et soulève mon bassin vers lui. Mon corps me dicte ce qu’il veut et je suis là, à subir sa volonté.

— Fais-toi jouir, répète-t-il, si près que son souffle effleure mon sexe. Je veux que tu sois prête pour ma queue.

Ses doigts poussent vers mon ventre pendant que les miens se déchaînent sur mon clitoris. Je me tortille, puis lâche un cri libérateur avant de refermer les jambes pour retenir l’orgasme qui vient de s’abattre sur moi. Je pivote sur le lit pour reprendre mon souffle, écrasant la main de l’homme qui n’a jamais libéré mon sexe.

Sara Agnès L.

Pour un éclat de lumière

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