La semaine dernière, je n’ai pas pu mettre un extrait, mais comme personne ne s’en est plaint, tant pis! J’ai migré sur un nouveau serveur et puis… plein d’autres choses dont je ne peux pas discuter ici.

Cela dit, il y a du neuf, cette semaine! Un nouveau texte est en train de naître (20 000 mots déjà, ça roule!) Oh, je suis censée terminer un truc, et en relire un autre, mais… voilà quoi. L’inspiration n’a pas de balises (et ça me va très bien comme ça).

Et voilà, juste ça! Bonne lecture! Et bon mardi (en retard!)

Quand je grimpai derrière Lilou, elle attendit que je pose mes mains sur ses hanches avant de les emprisonner dans les siennes, puis elle fit glisser mes doigts le long de sa peau nue, jusqu’à son ventre. Sur le moment, je crus qu’elle tentait de raffermir ma prise autour de sa taille, puis je cessai de respirer lorsqu’elle remonta mes mains vers le haut. Le temps que je capte ce qu’elle faisait, j’avais ses seins entre mes doigts et je pris trois bonnes secondes avant de réagir en reculant prestement pour couper court à ses gestes.

— Lilou, qu’est-ce que… tu fais ? demandai-je, déjà à bout de souffle.

Alors que j’avais pratiquement bondi hors de la mobylette, elle pivota pour me jeter un regard coquin.

— Ça ne te plaît pas ? Tu as déjà touché des seins ?

Paniqué, je me sentis bafouiller :

— Je… mais… non, enfin ! Et pourquoi tu… ?

Quand ses yeux descendirent sur moi, je compris que mon corps venait de me trahir. Devant l’érection évidente qui déformait mon pantalon, je fus mortifié. Pourquoi m’étais-je éloigné d’elle ? Je n’avais rien pour masquer mon trouble !

— Hé ! lançai-je pour essayer de garder son attention sur mon visage.

Un sourire taquin apparut sur ses lèvres, puis elle remonta ses yeux vers les miens.

— Je vois que tu n’es pas gay, constata-t-elle.

— Je… et alors ?

Dès que son regard repartit vers le bas, je sentis l’angoisse me reprendre à nouveau.

— Tu n’avais pas le droit de faire ça ! jetai-je.

— Quoi donc ? Te faire toucher mes seins ? Tu ne les trouves pas jolis ?

Elle fit mine de glisser deux doigts dans l’ouverture de sa chemise en reportant un regard bizarre sur moi.

— Ils sont très doux aussi…

Mon trouble augmenta et, malheureusement, mon érection aussi. Effrayé par la façon dont elle se jouait de moi, je reculai, prêt à rentrer à pieds s’il le fallait. Il valait mieux que je parte. Je me sentais affreusement démuni devant cette fille, et le père George m’avait toujours répété que, devant la tentation, il valait mieux fuir avant qu’elle nous dévore. Et à voir l’expression de Lilou, je compris soudain très exactement ce dont il faisait allusion.

— Il vaut mieux qu’on rentre, dis-je, même si ma gorge me faisait terriblement mal.

— Tu ne me trouves pas jolie, alors ? demanda-t-elle en passant une main sur son ventre plat.

Je fronçai les sourcils.

— Lilou ! Je vais bientôt… devenir prêtre !

Je me sentis ridicule de brandir la voie que j’avais choisie comme un bouclier devant cette fille. Pourquoi ne pouvais-je pas être de marbre devant ce corps tout en formes et visiblement bien épanoui ?

— Mais tu ne l’es pas encore, me rappela-t-elle. Et peut-être que tu devrais… y réfléchir encore un peu ?

Sara Agnès L.

Soumets-moi à la tentation