03

Coriace

Encore une fois, j’arrive trop tard pour avoir un moment avec Madame X. Je me doute qu’une femme pareille n’est jamais seule bien longtemps, mais quand même! Depuis que je viens ici, j’ai la sensation de passer mon temps à la chercher!

Mon seul réconfort, c’est d’être aux premières loges pour assister à sa séance de fouet. Je l’ai vu cravacher cette soumise avec entrain, mais la suite m’intéresse tout autant. C’est pourquoi je m’installe sur le côté de façon à bien voir son visage. Vu comme elle parle à ce dominant, elle cherche la provocation, c’est évident!

Au premier coup de fouet que l’homme lui assène, c’est à peine si X réagit. Elle attend, visiblement dans l’espoir que ce soit plus intense. C’est décidément mon genre de femme! J’observe le maître frapper suffisamment fort pour qu’elle finisse par fermer les yeux. Sans sursauter, sans crier, rien. Malgré la douleur qu’il s’évertue à lui offrir, elle semble encore en parfait contrôle de son corps, c’est peut-être la raison pour laquelle elle a tant besoin d’intensité.

Les coups tombent et je suis suffisamment près pour voir la façon dont elle canalise la douleur vers sa respiration. Elle s’accélère. Devient bruyante. Puis je la vois serrer les dents. Je n’ai pas compté les coups, mais je regrette de ne pas voir l’état de son cul. Le maître semble en sueur, mais il n’en est pas moins déterminé à la faire plier.

— C’est ça que vous voulez, Madame? Finit-il par jeter.

Relevant la tête, elle rétorque :

— Un peu plus fort, ce serait parfait.

Quelques rires résonnent dans la pièce. Alors là! Elle a un sacré culot! Le maître réagit au quart de tour et lui cingle le cul de toutes ses forces. Pour la première fois, elle sursaute, puis expire avec bruit pour conserver son calme le plus longtemps possible.

— C’est mieux, avoue-t-elle.

Une vive tension se fait sentir dans ma poitrine. Je suis admiratif de la voir aussi impolie que docile. Cette femme est réellement fascinante!

Quand les coups reprennent, j’ai presque envie d’aller aider le maître qui semble épuisé d’avoir commencé trop vite. Je suis aux aguets. S’il a besoin d’un appui, je compte bien être le premier à proposer mon aide!

X semble détendue. Beaucoup trop à mon goût. C’est une dure, celle-là. Même quand les coups reprennent et qu’elle ressent de la douleur, elle parvient à la gérer. Mieux que bien des soumises, d’ailleurs.

Pour la faire réagir, le maître entreprend de cingler le bas de son dos. Je vérifie X qui se tend, mais qui ne rechigne pas sur la méthode. Elle semble s’impatienter. Moi aussi. J’ai hâte de la voir lâcher prise. Que la douleur l’oblige à rendre les armes. N’est-elle pas là pour ça, après tout?

Au premier sursaut de son corps, le maître expire et il paraît plus confiant.

— C’est mieux, non?

X expire, puis ouvre les yeux avant de répondre :

— C’est mieux, oui. Continuez.

Je pince les lèvres pour éviter de sourire. Même en position de faiblesse, elle ordonne. Que je voudrais pouvoir corriger son impertinence! Visiblement aussi agacé que moi, le maître revient lui cingler les fesses à répétition et je me surprends à avoir envie de l’arrêter. Est-il en train de perdre le contrôle?

— Monsieur!

Alors que je m’attendais à ce que ce soit X qui l’arrête, un gardien s’avance. Le bras toujours relevé, prêt à poursuivre ses coups, le maître hésite, puis sort de sa torpeur. Dans cette attente, le gardien se penche vers X pour s’assurer qu’elle va bien.

— Ça va, dit-elle simplement.

— Madame? Insiste le maître.

C’est maintenant qu’il s’en soucie? Lentement, elle courbe le dos pour vérifier que son corps n’est pas trop malmené. Tiens, j’oubliais qu’elle n’était pas attachée. Heureusement qu’elle est stable, autrement ça pourrait être dangereux.

— Ça va, répète-t-elle. Mais restez concentré, Monsieur. Autrement, je trouverai quelqu’un d’autre pour terminer la besogne.

J’ai envie d’aller récupérer ce fouet pour prendre le relais, mais l’homme semble avoir retrouvé ses esprits et se râcle la gorge.

— Ça ira. Je voulais juste… vous faire réagir.

— Soyez patient, dit-elle en reprenant sagement sa position. Je vous ai dit que j’étais coriace.


Extrait de: X (en cours d’écriture)

Pas de concours aujourd’hui! Mais j’espère que l’extrait vous a plu!

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