Pas mon truc

— C’est que… les roux, ce n’est pas trop mon truc…

Le sourire de Sam s’effondra, et je crus l’avoir blessé, alors je m’empressai d’ajouter :

— Par contre, avec ce corps… si tu retires ce t-shirt, tu as des chances de m’allumer.

Il me jaugea, incertain, puis se décida à faire basculer le vêtement par-dessus sa tête. Ma bouche s’ouvrit de stupeur, pas seulement devant son audace, mais devant sa carrure ! Ça alors ! Il était vraiment plus musclé que je croyais ! Je fixais ce torse, qui venait d’apparaître, les yeux écarquillés devant une telle merveille.

— Comme ça ? demanda-t-il.

Je pris un moment avant de pouvoir remonter mon regard vers le sien. J’avais envie de lui dire qu’il pouvait bien m’arracher ma culotte et le chandail que je portais, mais je n’étais déjà plus certaine d’avoir de la voix. En guise de réponse, je hochai la tête, et Sam dut remarquer que j’étais bien allumée, car il déposa la bouteille de scotch sur la table de chevet avant de glisser dans ma direction. Lorsque sa main se posa sur mon mollet et remonta vers mon genou, je retins mon souffle, mon regard toujours rivé sur ce torse aux courbes parfaites.

— Tu n’es pas obligée de regarder mes cheveux, plaisanta-t-il.

Je lâchai un rire nerveux avant de relever les yeux vers lui. Bon sang. Il était vraiment à croquer ! Du bout des doigts, je déplaçai une mèche qui lui tombait sur le front, et je caressais son visage, m’attardant sur cette bouche que j’avais soudain très envie de lécher.

— Tu es magnifique, finis-je par avouer.

— Même si je suis roux ? vérifia-t-il encore.

Je posai mes lèvres sur les siennes et l’embrassai doucement avant de rigoler de nouveau.

— C’était une blague.

Il me scrutait avec tellement d’attention que j’eus la sensation qu’il n’entendait rien de ce que je venais de dire. Sa main fit un bond de mon genou à ma taille, et il me fit glisser sur le matelas jusqu’à ce que je me retrouve dans ses bras. Waouh ! Il était vraiment fort ! Quand sa bouche vint sur la mienne, ce n’était pas pour m’embrasser en quatrième vitesse, comme je venais de le faire. C’était pour m’offrir un baiser langoureux qui fit disparaître tout ce qui nous entourait. Étant donné la chambre où nous étions, ce n’était pas plus mal. Quand il se détacha de moi, je haletais.

— Et maintenant, j’ai mérité le droit d’atteindre ta petite culotte ? demanda-t-il.

Avec ce regard, j’avais envie de l’arracher de mon propre chef ! Comme une idiote, je guidai sa main entre mes cuisses, contre mon sous-vêtement, qui était déjà bien humide. Sam frotta mon sexe par-dessus le tissu, et son sourire se bonifia devant la façon dont je me cambrai à son contact. Alors que j’espérais qu’il passerait à l’attaque, il chercha simplement à remonter mon t-shirt vers le haut.

— J’ai envie de te voir, expliqua-t-t-il.

Je levai les bras pour le laisser me retirer mon vêtement et fixai son expression pendant qu’il me contemplait, étrangement gênée de la façon dont il me dévorait des yeux.

— Superbe, souffla-t-il.

Je fis mine de sourire, mais je ne le croyais pas le moins du monde. Je n’étais pas moche, non, mais j’étais loin de ressembler à une actrice ou à un mannequin !

Lorsque Sam se pencha vers mes seins, je fermai les yeux et savourai la chaleur de sa bouche sur ma peau. Ma main se posa sur ses boucles rebelles, et je cessai de réfléchir alors qu’il mordilla ma pointe. Je profitai de sa proximité pour le toucher sans scrupule. Dès qu’il remonta emprisonner mes lèvres sous les siennes, ses doigts revinrent près de mon sexe, qu’il entreprit de caresser par-dessus mon sous-vêtement. Allait-il enfin passer à l’attaque ? Voilà qui ne me déplaisait absolument pas ! En guise de riposte, je plongeai une main dans son short et trouvai une érection qui me fit couiner vivement.

— C’est assez pour toi ? rigola-t-il.

— J’espère surtout que tu sais t’en servir, dis-je en cherchant son regard, parce que tes muscles sont bien jolis, mais que ça ne me fera pas monter très haut.

Il afficha un sourire ravi, puis me souleva promptement. Je m’accrochai à ses épaules pendant qu’il vint me plaquer dos à la tête de lit. Mes cuisses se posèrent sur les siennes, et je me retrouvai franchement écartée devant lui. Sam m’embrassa doucement avant de ramener une main contre mon sexe. Toujours par-dessus ma culotte, il se remit à me caresser, et je fus la première à m’impatienter :

— Touche-moi !

— Je croyais que les femmes adoraient les préliminaires ? se moqua-t-il.

Posant mes doigts sur les siens, je le guidai sous mon vêtement pour qu’il puisse toucher la moiteur qu’il générait dans mon bas-ventre. Dès qu’il plongea ses doigts en moi, je fermai les yeux et laissai ma tête prendre appui vers l’arrière.

— Tu es jolie comme tout, dit-il.

Je fus incapable de répondre, car il revint frotter mon clitoris jusqu’à ce que je lâche un premier râle agréable. Au moins, il savait utiliser ses doigts à bon escient. Et s’il me donnait un orgasme, ce serait toujours cela de pris.

— Bon sang, ne t’arrête pas ! le suppliai-je en écrasant bêtement son poignet.

Sam replongea ses doigts dans un véritable torrent, et j’attendis qu’il revienne frictionner mon clitoris pour émettre quelques gémissements. Lorsque mes cris devinrent plus aigus, il accéléra, et je me tortillai contre ce corps massif en lâchant une plainte aussi bruyante que délicieuse.

— C’est mieux comme préliminaires ? plaisanta-t-il en revenant plonger ses doigts en moi.

— C’était le pied, avouai-je.

Il continua de me caresser doucement pendant que je reprenais mes esprits, laissant sa bouche dériver dans le creux de mon cou, puis retournant lécher mes seins. Je fixai ses bouclettes rousses, puis ramenai son visage près du mien. Sam s’empressa de m’embrasser, et je savourai la force de ses bras pendant qu’il me serrait contre lui.

— C’était de toute beauté, dit-il en revenant plonger ses yeux dans les miens.

— Tu es à croquer, soufflai-je en caressant sa joue.

Mon compliment le fit sourire, et je le repoussai mollement jusqu’à ce qu’il me libère. Je recommençai jusqu’à ce qu’il comprenne que je voulais qu’il tombe sur le matelas, ce qu’il fit dans un bruit désagréable. En plus, ce lit craquait ! Tant pis ! Je m’attaquai à son short, puis je pris mon temps pour descendre son caleçon, impressionnée par la taille de ses cuisses ! Et ce sexe gonflé qui m’appelait ! Je couinai encore en jetant son dernier vêtement au loin.

— Tu es rigolote, dit-il soudain.

Je me penchai vers son érection et je vins frotter son gland avec mon nez. Le sourire de Sam s’estompa, et il scruta mes gestes en retenant sa respiration.

— Tu sais, je commence sérieusement à aimer les rouquins, chuchotai-je avant d’embrasser doucement le bout de sa queue.

Il rugit lorsque je le taquinai avec la pointe de ma langue. Sa tête, qu’il s’évertuait à garder surélevée pour voir ce que je faisais, tomba sur le matelas à la seconde où j’engouffrai son érection entre mes lèvres.

— Oh… Léa…

Sa main se posa sur mon épaule, puis remonta lentement vers ma nuque. J’étais douce dans mes mouvements, et je profitais de ma position pour caresser son ventre musclé. Quand il serra légèrement ma chair, il étouffa une plainte, et je poussai sa cuisse pour pouvoir me faufiler entre ses jambes. Là, je repris une fellation plus rapide, plus profonde aussi.

— Arrête, sinon… je ne pourrai pas…

Comme je ne l’écoutai pas, il gronda :

— Léa !

Je me redressai partiellement, et il prit trois bonnes secondes avant de comprendre que je m’étais arrêtée avant l’inévitable.

— Je t’ai dit que tu étais à croquer ! dis-je en guise d’explication.

Il sourit, puis se redressa pour me rejoindre, écrasant une bouche vorace sur la mienne pendant qu’il essayait d’arracher ma culotte.

— J’ai envie de toi, avoua-t-il avec un visage qui ne masquait en rien le désir que je lui inspirais. Envie de serrer tes hanches pendant que je m’enfoncerai très loin en toi.

Ses mots firent palpiter mon sexe. Ou peut-être était-ce la façon dont il me retirait mon dernier vêtement ? Au lieu de se jeter à nouveau sur moi, il quitta le lit et se mit à fouiner dans la poche de son short. Je le scrutais pendant qu’il me montra le sachet d’un préservatif qu’il tenait entre deux doigts.

— Je ne sais pas si je serai très résistant, parce que tu m’as vraiment emmené au bord du gouffre, avoua-t-il en s’agenouillant devant moi.

Je souris en venant caresser son sexe tendu, visiblement sensible et avide qu’on le touche de nouveau. Il déchira l’enveloppe du sachet, et je le récupérai pour venir dérouler le préservatif sur son sexe raide.

— Tu veux que je te monte, mon bel étalon ? demandai-je en cherchant à nouer mes bras autour de son cou.

— Oui, mais doucement.

Il passa une main autour de ma taille pendant que je laissai son sexe envahir le mien. Je fermai les yeux avant de souffler :

— Elle est… vraiment bien…

— Pour un rouquin ? se moqua-t-il en m’immobilisant contre lui.

Je gloussai avant de revenir plonger mon regard dans celui de Sam et je caressai ses larges épaules.

— On voit que tu t’es beaucoup entraîné. Elle est presque aussi musclée que le reste.

Ma blague le fit rire, et il serra mes fesses de ses doigts pour soulever mon bassin avant de me ramener brusquement vers lui. Une onde de plaisir grimpa aussitôt dans mon ventre. Même si j’essayais de me hisser pour tenir la cadence, Sam était si fort que je ne maîtrisais rien du tout. Lorsqu’il chercha à accélérer, le lit se mit à grincer désagréablement, et il pouffa comme un idiot.

— Désolé, s’excusa-t-il. C’est la première fois que le lit fait plus de bruit que ma partenaire.

Je souris bêtement, mais je m’en fichais complètement. Tout ce qui m’importait, c’était le plaisir qu’il venait de mettre en suspens entre mes cuisses, et je repris ma chevauchée en espérant qu’il comprendrait l’envie qui m’animait. Les mains de Sam se raffermirent sur mes fesses, et ses coups de bassin se firent plus rustres. Il grogna, et je lâchai très vite un premier cri avant de venir écraser sa bouche sous la mienne. Nos corps étouffaient le bruit de ce lit ridicule, mais au lieu de poursuivre, Sam mit rapidement fin à notre baiser.

— À quatre pattes, exigea-t-il. Je rêve de serrer tes hanches sous mes doigts.

Dans un état second, j’attendis qu’il me libère avant de me positionner comme il le voulait, mais à peine relevai-je ma croupe vers lui qu’il chercha à revenir en moi. Dès la première pénétration, je compris que son excitation venait de grimper d’un cran. Il se cogna en moi avant d’écraser ma peau sous ses doigts.

— Tu es vraiment magnifique !

Il bonifia sa remarque d’un coup de reins qui me donna envie de me cambrer comme un chat.

— Continue ! l’encourageai-je.

J’eus la sensation que c’était une véritable course contre la montre. Il claquait nos corps dans un bruit constant et attisait le feu qu’il avait allumé dans mon ventre. Dès que je pressentis l’orgasme, je le suppliai, à bout de souffle :

— Ne t’arrête surtout pas !

Le lit faisait un bruit infernal, mais mes gémissements en faisaient autant, chaque fois qu’il me pénétrait. Ses doigts s’accrochaient à mes hanches avec tellement de force qu’ils finiraient certainement par me laisser des marques.

— Allez ! me supplia-t-il.

— Oui ! gueulai-je.

J’explosai en écrasant ma tête dans l’oreiller pendant qu’un corps massif s’activait davantage derrière moi. Quand Sam éjacula, il lâcha un cri sourd, puis tout s’arrêta brusquement, et il se laissa tomber à mes côtés. Un bras lourd se posa autour de ma taille, et je tournai la tête vers lui, affichant un sourire béat devant le bel homme qui venait de m’expédier au paradis.

— C’était moins une, me confia-t-il dans un rire.

— C’était génial, dus-je avouer.

Il approcha ses lèvres des miennes et me vola un baiser rapide avant de hocher la tête.

— Pour moi aussi, dit-il simplement.

Je gloussai, mais fus incapable de ne pas douter de ses paroles. Ce type était trop beau pour être vrai. Et moi qui l’avais emmené dans un motel pourri ! Chassant mes idées sombres, je raillai :

— Une chose est sûre : pour un roux, tu as plein de talents.

Il pouffa de bon cœur avant de me serrer contre lui.

— Tu parles ! J’ai fait vibrer ton lit bien mieux que ce truc ridicule !

— Oh oui, confirmai-je dans un souffle. Et pas que mon lit.

Un rire résonna, puis Sam embrassa mon front avant de se tortiller sur le matelas. Je compris qu’il cherchait à retirer le préservatif. Je le suivis d’un regard las pendant qu’il se leva pour aller le mettre à la poubelle. Et maintenant ? Allait-il disparaître ? Quand il se posta à nouveau au bout du lit, il reporta son attention sur moi.

— Je peux dormir ici, ou tu préfères que je retourne à côté ?

Ravie de son offre, je tapotai simplement le matelas. Il sourit, puis alla fermer les lumières pendant que je défaisais les couvertures. Dès que Sam revint me rejoindre, je calai confortablement ma tête contre son épaule. Même si j’étais épuisée, je souriais en caressant son torse bien dur. Il fallait espérer qu’il ne filerait pas en douce, cette nuit, parce que j’avais bien envie de remettre cela au petit matin !


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